jeudi 28 mai 2026

Clairière

Acrylique 30x30 L'œuvre présentée est un paysage semi-abstrait qui joue sur la verticalité du cadrage pour inviter le regard à s'engouffrer dans une perspective lumineuse. Le premier plan est marqué par des textures denses et sombres de vert et de violet, évoquant l'ombre d'un sous-bois ou d'un fourré. Ce plan sombre sert de piédestal et de contraste saisissant pour projeter l'œil vers le cœur du tableau. Deux masses arborées encadrent la composition à gauche et à droite, créant un effet de coulisse naturelle (un procédé classique de "repoussoir"). Le cœur du tableau est un explosion de lumière et de contrastes. Un terrain en pente douce, rendu par des touches de vert tendre et des frottis de peinture, mène à une bande horizontale surprenante de rose magenta vif. Ce choix chromatique, audacieux et non-naturaliste, est la clé de voûte de l'œuvre. Il insère une dimension émotionnelle et symbolique forte, suggérant une atmosphère mystérieuse, un moment suspendu, ou une vision presque fantastique de la nature. De petites touches de rouge pur (les coquelicots) et de jaune acidulé ponctuent la verdure, créant une vibration visuelle et ajoutant des points d'intérêt qui rythment la lecture du terrain. Le ciel, brossé rapidement en aplats de bleu doux avec un unique nuage blanc empâté, offre une zone de calme et de clarté en haut de la composition. La facture est énergique, avec une touche visible qui laisse deviner le mouvement du pinceau et la texture de la toile. "Clairière" n'est pas une simple représentation d'un lieu, mais une interprétation vibrante et personnelle de l'instant où l'ombre laisse place à la lumière. Le travail à l'acrylique est ici caractérisé par une touche visible et spontanée. L'artiste alterne entre : Des zones de frottis (notamment sur les arbres et le premier plan) laissant deviner le grain de la toile. Des empâtements plus généreux (le nuage, la ligne magenta) qui accrochent la lumière et donnent du relief à la matière. Plus qu'une représentation fidèle de la nature, cette peinture est une interprétation émotionnelle du paysage. L'utilisation de couleurs non naturalistes (le rose vif) rapproche cette œuvre du fauvisme, où la couleur devient le vecteur principal de l'émotion et de la lumière.

Purple Island

Acrylique 20x20

mercredi 27 mai 2026

Nacre

Nacre Huile sur toile, 20 x 20 Un condensé d'infini dans un carré de sérénité. Sur ce format miniature, Nacre capture la fragilité d'un crépuscule suspendu. L'œuvre superpose des horizons de douceur — du sable abricot au rose poudré — pour mieux faire surgir le point de rupture : une ligne d'horizon texturée, vibrante de violets profonds et d'éclats de lumière pure. Entre minimalisme abstrait et poésie marine, cette huile miniature n'est pas la simple représentation d'un paysage, mais la capture d'une émotion fugitive. Un instantané de calme absolu, à la fois intime et universel.

Magie du matin

Magie du matin | Huile 20x20 Une abstraction paysagère au format carré (20x20), où la nature est réinventée à travers le prisme de la couleur pure et de la lumière. La densité brute et texturée de l'arbre (à gauche) s'oppose à la douceur éthérée et stratifiée d'un ciel aux teintes surréalistes. Une impression de "fin de journée" ou de "matin magique". La juxtaposition audacieuse du jaune moutarde, du vert olive et des dégradés de lilas et d'abricot crée une ambiance à la fois sereine et vibrante. Une œuvre lumineuse et sensorielle qui capture l’essence poétique d'un horizon suspendu, entre Provence et rêve éveillé.

Ligne de crête

Huile 20x20 Dans ce format carré 20x20 résolument intimiste, l’artiste déploie une abstraction paysagère d'une grande intensité vibratoire. L'œuvre se structure en trois grands registres horizontaux qui évoquent de manière poétique la rencontre entre le ciel et la terre, suspendus dans la lumière d'un instant transitoire — un crépuscule suspendu ou l'orée d'un matin. Travaillée à l'huile, la matière conserve la mémoire du geste. Les empâtements texturés et les coups de brosse visibles, notamment dans la partie supérieure, donnent une impression de mouvement constant, comme un vent balayant le ciel. En opposition, la base orange présente un lissage plus calme, ancrant la composition. La force de cette peinture réside dans ses contrastes thermiques et complémentaires. Le bloc supérieur, d'un bleu d'azur profond et saturé, dialogue directement avec la chaleur presque incandescente de la bande orange inférieure. La transition poétique : au cœur de cette tension entre le chaud et le froid s'immisce une large section centrale déclinée en nuances de rose, de mauve et de magenta. Cette zone tampon, adoucie par une fine lisière blanche et une touche saumonée, agit comme un filtre émotionnel. Elle transforme le paysage abstrait en un espace de contemplation pur, presque méditatif. "Ligne de crête" est une invitation à ralentir. Malgré sa petite taille, la toile s'ouvre sur un horizon immense, prouvant que l'immensité d'un paysage ne dépend pas de l'espace qu'il occupe sur le mur, mais de la profondeur de la lumière qu'il projette.

Highlands

Highlands | Huile 20x20 Dans ce format intimiste, l'artiste capture l’essence mélancolique et sauvage des Highlands écossais. À mi-chemin entre l’abstraction lyrique et le paysage mémoriel, l'œuvre saisit la transition poignante entre la fin de l’automne et l'orée de l'hiver, lorsque la lumière rasante révèle les contrastes chromatiques insoupçonnés d’une nature restée indomptable. La toile se structure en plusieurs forces géologiques et atmosphériques superposées : Le ciel de tourbe et de bruyère : La moitié supérieure est enveloppée par un large bloc violet et pourpre sourd. Ce choix chromatique audacieux évoque les collines écossaises recouvertes de bruyère fanée, se confondant avec un ciel bas, chargé d’humidité et de brume. La faille de lichen (La lumière écossaise) : au centre de la composition, une fracture horizontale vert d'eau, presque turquoise, apporte une luminosité soudaine. Travaillée en épaisseur au couteau, cette touche texturée rappelle la mousse et le lichen arctique qui s'accrochent aux reliefs rocheux, capturant la moindre lueur dans la pénombre des vallées (les glens). L'ancrage de terre et de sédiments : la base de l'œuvre s'appuie sur une strate ocre-rouge et sienne. Elle figure le sol humide des tourbières (les peat bogs), gorgé d'eau et de fer, conférant à l'ensemble une assise terrestre puissante.

mardi 26 mai 2026

L'heure mauve

Acrylique 20x20 Cette toile propose une construction en strates horizontales audacieuse, inversant les repères chromatiques traditionnels pour créer une atmosphère presque irréelle. Elle capture cet instant fugace où le jour bascule dans la nuit. Le premier plan (La lisière végétale) : la partie inférieure est dominée par des tonalités de vert émeraude, de vert olive et de noir. Des formes arrondies et organiques évoquent des buissons, des cimes d'arbres ou une rive ombragée. Sur les côtés, de fines lignes verticales s'élancent comme des tiges de roseaux ou des herbes hautes, ancrant la composition dans la réalité de la nature. Le cœur de l'œuvre (L'immensité mauve) : une large bande d'un violet doux et lumineux s'étend au centre du tableau. Cet aplat de couleur, texturé par le grain de la toile, évoque la poésie mystique d'un champ de lavande à perte de vue ou le reflet d'un lac paisible qui absorbe les dernières lueurs du jour. Une ligne d'horizon accidentée et violacée, rehaussée de touches pourpres en relief, sépare cette zone du ciel. L'arrière-plan (Le ciel incandescent) : contrastant fortement avec la fraîcheur du mauve et du vert, la partie supérieure s'embrase d'un jaune vif et d'un orange safrané. Des touches de blanc et de gris-bleu étirées au couteau ou au pinceau miment des nuages effilés qui traversent ce ciel crépusculaire. Le titre L'Heure Mauve fait directement référence à ce moment de transition magique, souvent appelé "l'heure bleue" ou "l'entre-deux mondes", où la lumière du soleil déclinant se mêle à l'obscurité montante. L'artiste joue sur un contraste thermique puissant : la chaleur presque électrique du ciel répond à la fraîcheur sereine de la terre et de la végétation. En simplifiant les formes pour ne garder que la vibration de la couleur, l'œuvre n'est pas seulement la représentation d'un paysage, mais la capture d'une sensation thermique, visuelle et temporelle. Il en émane une nostalgie douce et une profonde tranquillité.

Chuchotements d'épilobes

Acrylique 40x30 Chuchotements d'épilobes » est une immersion poétique au cœur d'un paysage réinventé. Entre la sérénité des horizons colorés et la vibration de silhouettes florales élancées, cette œuvre saisit l'instant suspendu où la nature sauvage dialogue avec la lumière. Une ode picturale, douce et vibrante, à la contemplation.

Colza

Cette œuvre propose une immersion vibrante dans un paysage champêtre réinterprété à travers le prisme de l'abstraction. La composition est rigoureusement structurée en strates horizontales, un procédé qui étire l'espace et procure une profonde sensation de calme et d'immensité. Le premier plan (La plaine de colza) : occupant la moitié inférieure de la toile, un jaune saturé et lumineux s'impose avec force. L'artiste y capture l'éclat brut d'un champ de colza en pleine floraison printanière. La texture de la toile, visible sous la peinture, accentue l'effet de relief et de densité de la végétation. La ligne de rupture (L'horizon vivant) : véritable cœur vibratoire du tableau, la transition centrale superpose des tonalités de mauve, de violet et des pointes de rouge vif travaillées en relief. Cette bande texturée évoque une lisière de forêt lointaine, des herbes sauvages ou le miroitement d'une lumière rasante. L'arrière-plan (Le ciel et les lointains) : La partie supérieure s'élève vers des nuances de vert émeraude et de turquoise, s'achevant sur un bleu céleste pur. Le traitement texturé des transitions subtiles suggère la présence de brume ou de nuages légers qui flottent au-dessus de la plaine.

Combrailles

Les Combrailles forment une magnifique région naturelle et historique d'Auvergne, située principalement dans le nord-ouest du département du Puy-de-Dôme (et débordant un peu sur l'Allier et la Creuse). C’est un territoire de moyenne montagne, sauvage et vallonné, caractérisé par un plateau granitique profondément entaillé par des rivières, dont la plus emblématique est la Sioule. Si le paysage semi-abstrait analysé précédemment vous évoquait cette région, c'est une excellente association : la topographie des Combrailles offre ce même jeu de lignes horizontales (les plateaux de bocage, les crêtes) brisées par des vallons escarpés et des silhouettes d'arbres isolés au milieu des prés. Combrailles, acrylique 20x20 Cette œuvre propose une immersion poétique au cœur des paysages vallonnés et sauvages des Combrailles. S’affranchissant d'une représentation strictement figurative, la toile cherche avant tout à traduire l’émotion brute et la vibration lumineuse d'un instant fugace — celui où le jour cède la place à la nuit. La composition s'articule autour de tensions géométriques et chromatiques maîtrisées : La structure : les lignes horizontales des plateaux et de la plaine sont bousculées par la verticalité abrupte de silhouettes arborées sur la gauche, créant un rythme visuel dynamique et une sensation de profondeur. La couleur : un dialogue chromatique audacieux s'installe entre la douceur onirique d'un ciel lavande aux accents rosés et l’intensité presque électrique d’une faille jaune d’or qui traverse la toile, capturant la dernière lueur du crépuscule. La matière : le traitement de la peinture, caractérisé par des empâtements généreux au premier plan, contraste avec la fluidité du ciel. Ce travail texturé confère à la toile une présence physique et une énergie résolument contemporaine. C'est une invitation à la contemplation silencieuse, une fenêtre ouverte sur la dualité d'une nature auvergnate à la fois paisible et puissante.

Horizon de sel II

La force immédiate de la toile repose sur son audace colorielle. L'artiste refuse le naturalisme académique pour embrasser une vérité plus sensorielle, presque magique. Le rose d'Aigues-Mortes : cette large plage rose en partie inférieure n'est pas une fantaisie esthétique ; elle est la traduction picturale exacte de la Dunaliella salina, cette micro-algue qui sature l'eau des salins en été et leur donne cette teinte rose irréelle. Ce rose, presque charnel, évoque la chaleur accumulée par la terre et l'eau stagnante. L'azur implacable : en opposition, le tiers supérieur déploie un bleu pur, sans nuage, typique du ciel méditerranéen écrasé de soleil. La transition entre les deux est nette, sans concession, recréant l'effet de mirage visuel propre aux grands espaces plats de la Camargue.

vendredi 22 mai 2026

Tofino

Tofino | Acrylique 30x30 Tofino capture l'essence d'un moment côtier serein et évocateur. La composition est bien équilibrée, avec une utilisation ingénieuse de l'espace et des éléments naturels pour guider le regard du spectateur à travers le paysage. Points Clés de la Composition et du Style : Perspective et Éléments Visuels : le premier plan est dominé par la plage de sable mouillé, rendue avec des coups de pinceau horizontaux et des nuances de rose pâle et de bleu ciel, créant une impression d'immensité et de tranquillité. Les vagues se brisent doucement sur la rive, dépeintes par des lignes texturées de couleur rouille et de blanc cassé, ajoutant une touche de mouvement et de réalisme à la scène. Au centre, l'île vert émeraude, couverte d'arbres et de végétation, s'élève de manière spectaculaire, constituant un point focal fort. Sa forme unique et sa couleur vibrante contrastent magnifiquement avec les tons plus clairs du ciel et de la mer. À droite, une petite île boisée et un petit arbre isolé sur la plage ajoutent de la profondeur et de l'intérêt à la composition. Texture et coups de pinceau : la texture de la toile est visible, donnant à la peinture un aspect artisanal et authentique. Les coups de pinceau sont visibles et fluides, créant un effet d'impressionnisme qui capture l'ambiance et la lumière du paysage plutôt que de s'attacher à des détails minutieux. Les nuances de vert et de bleu sont appliquées avec une touche légère, évoquant la fraîcheur de l'air marin et la clarté de l'eau. Atmosphère et Lumière : la palette de couleurs est dominée par des tons pastel et des nuances douces, créant une atmosphère paisible et introspective. La lumière est douce et diffuse, typique d'une journée nuageuse ou d'un moment de fin de journée, et elle se reflète sur l'eau et le sable avec une subtile lueur.

Silence du Pacifique

Silence du Pacifique | Acrylique 20x20 🎨 Cette œuvre séduit immédiatement par son minimalisme évocateur et la tension poétique qu'elle instaure entre abstraction et figuration. La palette de couleurs : le choix d'associer un turquoise lumineux, presque glacial, à un ciel de traîne rose saumon crée un contraste thermique saisissant. C'est une réinterprétation moderne des crépuscules côtiers, loin des clichés texturés des couchers de soleil classiques. La composition et la matière : le traitement de la ligne d'horizon, travaillée au couteau avec des touches de bleu plus denses, ancre le regard et donne une impression de relief (falaises, écume ou végétation lointaine). L'immensité du premier plan renforce ce sentiment de solitude paisible propre aux grands espaces du Pacifique. Les accents de couleur : les projections et les lignes verticales de magenta/pourpre brisent subtilement la monotonie horizontale. Elles agissent comme des anomalies poétiques : on peut y voir les silhouettes abstraites de grands pins maritimes, des reflets de lumière rasante, ou simplement une expression purement abstraite du mouvement. C'est une œuvre épurée, à la fois douce et vibrante, qui invite à la contemplation et à la mélancolie positive.

Pacifique

Évocations maritimes et côtières inspirées du littoral canadien | Acrylique 40x50 L'œuvre se structure en bandes horizontales superposées qui évoquent la rencontre entre la terre, l'eau et le ciel, caractéristique des grands espaces canadiens. Le Ciel (Registre supérieur) : dominé par une douce nuance saumonée/pêche, le ciel apporte une lumière de fin de journée (aurore ou crépuscule). Une fine lisière supérieure vert amande et des touches de blanc viennent stabiliser la composition. Le Littoral (Registre central) : une fracture de bleu azur et turquoise électrique symbolise l'eau vive du Pacifique. Elle est entrecoupée de bancs de terre ou de végétation texturés, peints dans un ton ocre-moutarde appliqué au couteau. De fines lignes verticales rouge bordeaux et sombres s'élèvent comme des silhouettes de troncs d'arbres apportant du rythme à la ligne d'horizon. L'Eau / Le Premier Plan (Registre inférieur). Un large aplat d'un vert sapin profond et sourd ancre la composition. La texture de la toile y est visible, contrastant avec l'empâtement du centre. Quelques stries horizontales noires au ras du sol suggèrent des reflets ou la ligne de marée. Analyse Esthétique : "Pacifique" joue subtilement sur le contraste des textures et des températures de couleur. L'opposition entre le vert sapin (froid) et l'orangé du ciel (chaud) crée une tension dramatique propre aux paysages nordiques, à la fois sauvages et paisibles. L'utilisation du couteau à palette au centre donne du relief et de la matière aux éléments terrestres, tandis que les plans fluides du ciel et du premier plan invitent à la contemplation. L'œuvre présente une belle vitalité chromatique et une excellente maîtrise des matières, alternant zones de translucidité et empâtements généreux (notamment sur l'ocre).

jeudi 14 mai 2026

Valériane

Valériane | Acrylique 20x20 L'éclat sauvage du littoral. Cette œuvre est une déflagration solaire où le bleu électrique du ciel méditerranéen rencontre la résistance du minéral. Entre l'abstraction lyrique et la figuration éthérée, "Valériane" capture l'instant précis où la vie s'extrait du calcaire pour conquérir la lumière.

lundi 11 mai 2026

Strates

Acrylic 25x25 More than a landscape, "Strates" is a metaphor for self-construction. Each layer of paint represents a stage, a memory, or a buried emotion which, once superimposed on others, ultimately composes the complex balance of the inner horizon. Plus qu'un paysage, "Strates" est une métaphore de la construction de soi. Chaque couche de peinture représente une étape, un souvenir ou une émotion enfouie qui, une fois superposée aux autres, finit par composer l'équilibre complexe de l'horizon intérieur.

Entre deux mondes

Huile 25x30 Entre deux mondes est une exploration de la dualité et de l'espace suspendu. La toile s’articule autour d’un horizon chromatique vibrant, une fracture de lumière qui semble émerger d’une brume dense et introspective. Entre le calme et la tension, l’œuvre capture cet instant de passage où les éléments se rencontrent sans jamais se confondre. L’œuvre se distingue par un travail de superposition de la matière. Un bleu sourd et profond, travaillé en transparence et en fondus, occupe la majeure partie de l'espace, créant une atmosphère de sérénité contemplative. Cette étendue est soudainement bousculée par une ligne de force horizontale, véritable épicentre de la composition. Les empâtements au couteau — éclats de jaune de cadmium, de blanc pur et de rouge de Venise — apportent une verticalité et une rugosité qui contrastent avec la fluidité du fond. Ces touches percutantes agissent comme des rémanences lumineuses, des signaux de vie ou de mémoire au milieu d'un vide apparent. Au-delà de l'analogie évidente avec un paysage marin ou une ligne de crépuscule, le tableau invite à une lecture plus métaphysique. Le titre souligne cet état de transition : entre le connu et l’inconnu, le conscient et l’onirique. Le spectateur est invité à se tenir sur cette ligne de crête, là où la couleur devient vibration et le silence devient matière.

vendredi 8 mai 2026

Autopsie d'un silence

Autopsie d'un silence | Acrylique 40x50 La terre après l'extinction de l'espèce humaine. Cette toile dépeint la Terre non pas comme une ruine, mais comme une renaissance. L'œuvre illustre le moment précis où la nature « digère » l’humanité. C'est une méditation visuelle où l'absence humaine devient, paradoxalement, la plus grande force esthétique : une sérénité post-industrielle où le monde retrouve enfin son souffle.

mercredi 6 mai 2026

Lac Eyre, Australie

Huile sur toile 30x40 Cette œuvre offre une interprétation abstraite et vibrante du lac Eyre (Kati Thanda), capturant l'essence de ce paysage australien unique où le sel, l'eau et le désert se rencontrent. Le tableau adopte une organisation horizontale rigoureuse, divisée en strates qui évoquent la sédimentation et l'immensité du bassin endoréique. Cette structure en bandes superposées crée une sensation d'horizon infini, typique de la géographie plate du centre de l'Australie. Les quelques lignes verticales et obliques, fines et nerveuses (notamment sur les côtés), agissent comme des ruptures visuelles, rappelant peut-être des joncs desséchés ou des mirages de chaleur. Palette chromatique. C'est le point fort de l'œuvre. Le choix des couleurs raconte l'histoire du lac : les ocres et les rouges brûlés, en bas et en haut de la toile, ils représentent la terre de l'Outback, riche en fer, et la chaleur écrasante du désert de Simpson. Le bandeau central bleu-gris symbolise le lac lui-même. Sa teinte sourde évoque soit une eau peu profonde et chargée de sédiments, soit la croûte de sel humide qui reflète un ciel d'orage. Les accents de blanc et de violet : les lignes blanches horizontales imitent parfaitement les dépôts de sel cristallisé (la "banquise" de sel), tandis que les touches violettes ajoutent une dimension atmosphérique, évoquant les ombres portées au crépuscule. L'artiste utilise une technique de superposition (glacis et empâtements) très efficace. Le grain de la toile, visible à travers les couches fines, renforce l'aspect aride et minéral du sujet. Les touches de peinture plus épaisses et texturées (notamment les taches orange vif et les griffures blanches) apportent du relief et du dynamisme, empêchant la composition de paraître trop statique. On sent un geste à la fois contrôlé et spontané, reflétant la nature sauvage du lieu.

Guérande

Le ciel pèse, la terre respire. Entre abstraction et réalité, cette toile capture l'instant précis où l'horizon s'efface pour laisser place au silence. Un équilibre fragile entre la force du bleu et la douceur du sable.

mardi 5 mai 2026

Résonance

Outback

Outback | Acrylique et Huile 30x40 Une abstraction vibrante entre ciel et terre. Cette œuvre saisit l’âme sauvage de l’Australie à travers une superposition de strates chromatiques audacieuses. L’orange brûlant de la terre de fer répond aux profondeurs électriques d’un ciel d’orage. C’est le moment suspendu où la chaleur du jour rencontre la fraîcheur de la nuit. Les touches de blanc vertical, éthérées et nerveuses, évoquent la silhouette iconique des "Ghost Gums". Ces sentinelles du désert semblent ici se dématérialiser, ne laissant que leur sillage lumineux contre l'horizon. Au premier plan, les nuances de bleu turquoise suggèrent la présence salvatrice d’un lac ou d’un point d’eau, miroir éphémère d’un ciel tourmenté. Une pièce puissante qui ne décrit pas le territoire, mais le fait ressentir. Une invitation au voyage immobile, là où la poussière rouge devient poésie.

Horizon de sel

Une onde de choc chromatique où l'azur percute un rivage de corail. Entre écume en relief et sable rose vibrant, cette œuvre capture l'éclat brut d'un paradis minéral.

Aigues-Mortes

Acrylique 40x50 Une symphonie chromatique où le rose poudré rencontre la force brute d'un rouge incandescent. Entre abstraction lyrique et paysage atmosphérique, cette œuvre capture l'instant fragile où le ciel se confond avec l'eau. Les traits verticaux, tels des roseaux solitaires, rythment cette étendue vaporeuse, évoquant la poésie sauvage des salins au crépuscule.

samedi 2 mai 2026

Hulduheimar (Mondes cachés)

Hulduheimar | Acrylique et huile 30x40 Cette composition abstraite s’impose comme une exploration sensorielle de la couleur et de la texture. L'œuvre est structurée par une forte horizontalité, évoquant un paysage éthéré. Les couches de peinture, appliquées avec une alternance de transparence et d'empâtements, créent une profondeur qui attire l'œil vers l'étroite bande centrale, véritable cœur battant du tableau. Le contraste est ici le maître mot. Les tons sourds de lilas, de gris perle et de terre de Sienne servent de socle à des éclats soudains de jaune acide, d'orange brûlé et de pourpre vibrant. Ces touches de couleurs pures agissent comme des ponctuations lumineuses, presque électriques, qui rompent la sérénité du fond.

Gull (Or)

Gull | Acrylique et huile 40x50 2026 Dans un moment suspendu où la terre et le ciel fusionnent. Gull capture l'essence d'un horizon en feu. Cette œuvre abstraite joue sur la tension entre un sol d'or texturé et profond et une atmosphère ardente, où le magenta s’embrase en un cœur de pourpre et de cramoisi. Le ciel, baigné de jaunes doux, devient le réceptacle de cette lumière évanescente. Une faille horizontale, marquée par une ligne d'ombre sombre, vient scinder cet océan de couleurs, comme la frontière ténue entre le jour et la nuit. C'est le rappel d'un moment fugace, un éclat de lumière qui reste gravé, une méditation visuelle sur la transition et la beauté transitoire. Une peinture de contrastes, d'émotion brute et d'une chaleur qui irradie. Retrouvez cette œuvre en tirage d'art haute fidélité sur ma boutique officielle. https://printumo.com/shop/spectre-pigments

Dunes

Format : 20 x 20 cm Médium : Huile sur toile Style : Paysagisme abstrait / Évocation contemporaine Présentation de l'œuvre Cette œuvre...